Victims of Duty – Eugène Ionesco

Eugene Ionesco 01.jpgChoubert and Madeleine live a normal life together in their petit bourgeois flat in which „nothing ever happens.” Choubert discusses an official announcement in the newspaper urging people of the big towns to cultivate detachment to conquer problems of existence and confusion of spirit. Then he discusses his fondness for the cinema and theatre. He complains there is nothing new to be done in theatre, and notes how all plays are the same, in particular how they’re all thrillers.

CHOUBERT:

Drama’s always been realistic and there’s always been a detective about…
Every play’s an investigation brought to a successful conclusion…
There’s a riddle and it’s solved in the final scene…
Sometimes earlier…you might as well give the game away at the start…[1]

Unexpectedly, the Detective enters. He quizzes Choubert and Madeleine about the spelling of the name of the previous tenant of their flat. The Detective wants to know whether the name was spelt Mallot with a ‘t’ at the end, or Mallot with a ‘d’. Whilst Choubert knows the name and its spelling, he is confused as to whether he knew the Mallots themselves. The Detective relentlessly quizzes Choubert, eventually leading him on a journey into his own memory to reveal all he really knows about ‘The Mallots’. The search, on the whole, seems fruitless. Choubert returns from his memory, arriving „back on the surface.” The Detective says he has no choice but to force-feed Choubert a stale old crust of bread to help Choubert „plug the gaps in his memory,” to help him remember everything about Mallot.

Two new characters arrive. The first is Lady. The other characters only address her in passing, soliciting her agreement to what they just said: „Isn’t that right, Madame?” She sits, detached from the scene and silent—except when she informs the others she is not Madame, but Mademoiselle. The second character,Nicolas d’Eu—not to be confused with Nicholas II—is deeply philosophical. He stays until the end of the play, taking about ideas of „logic and contradiction.” He becomes increasingly angry at the Detective’s ideas and his force-feeding Choubert. The Detective realises Nicolas d’Eu is a threat and becomes petrified. Nicolas d’Eu pulls out a dagger and stabs the Detective three times, killing him. While being stabbed, the Detective utters three strange phrases:

DETECTIVE:

Long live the white race…
I should like a posthumous decoration…
I am … a Victim … of Duty…[1]

Nicolas declares he will help find Mallot, and Madeleine vehemently agrees. Together they encourage Choubert to continue eating bread to plug the gaps in his memory. Choubert claims that he is a „…victim of Duty too!” Nicolas agrees and Madeleine tells us, „We are all Victims of Duty.” The curtain falls as all the characters order each other to chew and swallow the bread.

 

En 1925, le frère et la sœur rejoignent malgré eux leur père, qui a obtenu leur garde, mais ils ne trouvent aucune sympathie chez leur belle-mère restée sans enfant. À Bucarest ils apprennent le roumain et se font de nouveaux amis, mais dès 1926, Eugène se fâche avec son père, apparemment très autoritaire, et qui n’a que du mépris pour l’intérêt que son fils porte à la littérature : il aurait voulu en faire un ingénieur. Ionesco entretient une relation exécrable avec ce père magistrat, opportuniste et tyrannique, qui se rangera tout au long de sa vie du côté du pouvoir, adhérant successivement aux dictatures carlistefasciste puis communiste. Ionesco n’acceptera jamais le manque d’éthique, d’amour et d’ouverture de son père.

Il revient auprès sa mère, réinstallée elle aussi en Roumanie, et trouve un poste de clerc à la banque d’État roumaine. En 1928, il commence des études de français à Bucarest et fait la connaissance d’Emil Cioran et de Mircea Eliade, ainsi que de sa future épouse, Rodica Burileanu (1910-2004), une étudiante bucarestoise en philosophie et en droit. Parallèlement, il lit et écrit beaucoup de poésies, de romans et de critiques littéraires en roumain. Après avoir terminé ses études en 1934, il enseigne le français dans différentes écoles et dans d’autres lieux de formation, puis se marie en 1936.

Dans l’étude qu’elle consacre à la jeunesse littéraire d’Eugène Ionesco, Ecaterina Cleynen-Serghiev conclut « La carrière roumaine du futur académicien n’a pas été un échec. Le critique n’a pas été ignoré, les contradictions de ses articles et de son livre [Non] ont été relevées, mais aussi l’intelligence, l’humour et le caractère attachant du critique. « Le livre de cet enfant terrible qu’est Eugen Ionescu — notait un critique le 28 mai 1934 dans son Journal — est écrit avec clairvoyance, avec du nerf, de la verve et de l’audace, qui conviennent bien — et sont même à désirer — dans la pratique des jeunes » écrivait Sașa Pană dans son livre Născut în ’02 [« Né en 1902 »], Bucarest, 1973, p. 469) »

En 1938, Ionesco reçoit de l’institut de français à Bucarest une bourse afin de préparer une thèse de doctorat sur les thèmes du péché et de la mort dans la poésie moderne depuis Baudelaire, ce qui lui permet d’échapper à l’ambiance de guerre civile d’une Roumanie carliste en conflit armé avec la Garde de fer fasciste. De Paris, il fournit des informations aux revues roumaines sur les évènements littéraires de la capitale française.

Après la défaite de la France de mai-juin 1940 et l’effondrement consécutif du régime carliste en Roumanie, le couple Ionesco doit rentrer à Bucarest : ressortissant roumain, Eugène doit passer en conseil de révision. Sa santé lui permet d’échapper à la mobilisation dans l’armée, mais la Roumanie devient fasciste et les citoyens réputés francophiles sont désormais très surveillés : le pouvoir effectif appartient à l’ambassadeur nazi Manfred von Killinger, dans un pays dont l’URSS occupe une partie (juin 1940) tandis que le Troisième Reich « protège » le reste (octobre 1940). Bucarest comme Paris collaborent avec Berlin : la Roumanie est dans le même camp que la France du régime de Vichy. Cela permet à Ionesco d’obtenir, en mai 1942, un poste d’attaché de presse à l’ambassade de Roumanie en France, à Vichy5. C’est à Vichy que naît son unique enfant Marie-France le 26 août 1944. La famille Ionesco ne quittera plus la France, après avoir vécu un temps à Marseille, puis à Paris.

À la Libération, la France gaulliste et la Roumanie communiste (depuis le 6 mars 1945) ne sont plus dans le même camp politique et Ionesco perd son poste d’attaché : le couple connaît alors une période de grande gêne financière et Ionesco, encouragé par Jean Paulhan, entre comme correcteur au service d’une maison parisienne d’édition juridique, jusqu’en 1955.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Ionesco

 

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